Imprimer fait grandir

2021-10-10
5 min de lecture

Imprimer rend-il meilleur ?


Bonjour,

Aujourd’hui, nous allons parler de l’impression. J’avais brièvement évoqué l’intérêt d’imprimer ses photos. Après un certain moment, je peux dire que cela me rend meilleur, rien que ça, me direz-vous…

Bon, ce n’est pas magique et j’espère ne pas prendre la grosse tête, mais plusieurs raisons me poussent à penser cela, elles peuvent m’être propres ou s’appliquer à chacun.

Dans cette société de consommation, tout va très vite et le souhait de développer rapidement est tout aussi présent. On le voit très bien à cette pression de vente sur certains logiciels des presets : vous voulez des photos qui marchent, qui font plein de likes alors prenez mon super pack de la mort qui tue…

Sur darktable, ce sont des styles. Il est vrai que j’en propose en téléchargement ; mais c’est libre comme darktable. De plus, je les utilise comme une base de départ et non comme une finalité pour l’image. Il me sera nécessaire de refaire des corrections mais surtout ensuite d’appliquer des traitements locaux avec des masques. Au contraire, si il y a bien une certaine capacité à avoir en photo totalement contraire à cette vision actuelle, c’est la patience. En effet, la prise de vue ou le développement nécessite d’y passer un certain temps. Il est évidemment possible de définir selon la destination de l’image une certaine attention ou non ; en tout cas moindre. Pour une image allant sur le net, il est certain que je vais y passer moins de temps que pour une impression où chaque défaut sera plus visible mais où je serais beaucoup plus exigeant. En y passant plus de temps, chaque détail sera pris en compte et la photo n’en sera que meilleure. De plus, imprimer ses photos a un certain coût, il est donc important que la photo soit la plus jolie possible. De par ce coût, si la photo développée n’est pas réussie, cela sera un poil difficile à encaisser.

L’attention pourra être portée sur le cadrage. Des éléments attirant l’oeil peuvent rester sur les bords de l’image sans avoir pu les corriger lors du traitement de l’image. Je suis beaucoup plus critique sur mes photos imprimées que celles mis sur le net : mal cadrée, mal développée et j’en ai tout de même. On peut citer aussi les problèmes de masques. Si celui-ci n’est pas assez fin, il aura une apparence grossière sur la photo et cela se verra tellement que la photo en ressortira mauvaise, qu’importe tout ce qu’il y aura de bien sur le cliché.

J’ai souvent encore ces cas de figure et d’autres encore. Malgré le soin que j’essaie d’apporter (zoom, attention plus élevée), il est certain que des détails vont passer à travers mais la photo imprimée ne me ratera pas. C’est pourquoi j’imprime assez facilement en format standard afin de voir les grosses et petites erreurs que j’ai pu oublié de corriger. Je peux comme cela les annoter en les affichant sur un tableau pour ajuster ensuite mes traitements suivants.

Avec l’impression, cela permet de grandir en photographie : tant sur la prise de vue où je fais de plus en plus attention (en tout cas j’essaie) que sur le développement où j’affine mes techniques et mon flux de travail.

Conseils en vue de l’impression

Tout le monde parle du super appareil photo à avoir mais il est nécessaire de parler en parallèle du matériel de développement. Un portable n’est pas le meilleur des outils : un écran peu qualitatif et une machine peu évolutive.

Il est nécessaire de parler, en premier, du moniteur. En effet, sans parler de matériel professionnel, il est important d’avoir un écran qui restitue correctement les couleurs. Si l’on possède un appareil à x milliers d’euros mais un écran non calibré avec des couleurs non restituées, cela posera un gros problème quant à la qualité des photos imprimées. Un mauvais écran donnera lieu surement à des photos mal développées que l’appareil soit un entrée de gamme ou un haut de gamme…

La luminosité de l’écran est aussi à prendre en compte. Le papier est un médium qui “éclaire” beaucoup moins que l’écran de l’ordinateur. Il est donc nécessaire de baisser la luminosité qui, de base, est beaucoup trop forte.

Un site teste certains écrans (Guide de gestion de la couleur) et donne une liste des écrans qui font le travail correctement et ce pour toutes les bourses. Il est donc possible d’en trouver un sans fâcher le banquier ou la moitié.

Pour l’export, l’espace de couleur sRGB est suffisant dans la plupart des cas.

Quant à l’impression, il est important de vérifier un aspect tout aussi important. Certains sites, beaucoup même, mettent de base un embellissement des photos. Ils ajoutent du contraste, de la chroma (fausse saturation). Ces effets sont absolument ceux que je ne souhaite pas avoir sur mes photos. Étant donné que je les développe, je ne veux pas d’effets en plus. C’est moi qui contrôle le processus.

Pour ce qui est de la machine, cela pourrait faire l’objet d’un autre article si cela vous intéresse. Mais il faut savoir combiner puissance et compatibilité avec GNU/Linux. En résumé, se diriger vers Nvidia pour la carte graphique est une bonne solution bien que Amd rattrape son retard.

J’espère que ces quelques pistes vont aideront.

Bonne semaine

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Guillaume Marty "Support aux formidables contradictions. C'est à la fois ridiculement facile et presque incroyablement difficile." Edward Steichen